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La dysfonction vertébrale

Les lésions fonctionnelles de la colonne vertébrale se nomment subluxation ou dysfonction vertébrale. Le premier signe objectif témoignant de leur présence est un altération de l’amplitude de mouvement. Les vertèbres ainsi lésées peuvent généralement être localisées lors d’un l’examen biomécanique, et radiologique dans les cas plus avancés. La perte de mobilité est le signe clinique le plus fréquent. Cette forme de blocage articulaire entraine des effets graves sur l’intégrité des tissus.

En effet, les articulations sont des milieux spécialisés où l’action des mouvements et des fluctuations de pression sur les liquides quelles contiennent influencent directement sur la synthèse et la régénérescence des éléments qui les constituent. Par exemple, l’immobilisation prolongée d’une vertèbre stimule la production d’enzymes qui digèrent les surfaces articulaires (les métalloprotéinases). Ainsi, l’amincissement du cartilage ne provient pas d’une usure anormale ou, tel qu’on le croyait autrefois, causée par l’âge mais bel et bien d’une réaction de l’organisme à des dommages persistants ou à une immobilisation prolongée. Cette réaction s’accompagne par la suite d’une expansion osseuse (ostéophytose) visant à consolider et stabiliser davantage l’articulation lésée.

L’ensemble de ces phénomènes est connu sous le nom d’arthrose (ex. spondylarthrose, spondylose, discarthrose). La dysfonction vertébrale serait donc le premier signe objective de l’activation du mécanisme de l’arthrose. Incidemment, ce dernier peut être contrôlé par une réhabilitation de la mobilité articulaire en chiropratique.

La cause des dysfonctions vertébrales

La cause fondamentale de la réaction de blocage articulaire (arthrose) est la persistance de dommage au point où la capacité de régénérescence du tissu est excédée. Dans un tissu normal, l’usure est neutralisée par le processus régénératif. L’usure normale provient du stress mécanique relatif à la charge pondérale (poids) et de l’activité des muscles dont la contraction exerce un effet de compression sur les articulations. L’usure résulte également du stress psychique par son action global sur la tension musculaire (hypertonie).

Ainsi, un ensemble de facteurs tels le développement asymétrique de la colonne vertébrale, le stress, les traumatismes, des prédispositions génétiques ou des conditions pathologiques (ex. ostéoporose, arthrite rhumatoïde) peuvent contribuer à excéder la capacité de régénérescence du tissu. C’est alors, qu’en dernier recours, l’organisme active une réaction de consolidation afin de stabiliser l’articulation. Celle-ci provoque une immobilisation articulaire, ce qui a pour effet d’accélérer la dégénérescence et de stimuler une expansion de la structure osseuse (ex. ostéophytes, bec de perroquet). La première évidence objective d’une telle réaction est une perte de l’amplitude du mouvement articulaire, c’est-à-dire une dysfonction. Celle-ci, douloureuse ou non, est généralement palpable lors d’un examen biomécanique.