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La hernie discale

Figure 1 Vertèbres lombaires

Voici une condition, souvent très douloureuse, qui touche principalement des adultes âgés entre 25 et 55 ans et dont le traitement conservateur procure généralement un dénouement beaucoup moins catastrophique qu’anticipé, voir même un retour fonctionnel complet et pour cause :

La flexibilité de la colonne vertébrale repose sur la présence de disques souples (Fig.1 Éléments oranges) entre les vertèbres rigides. Ces disques intervertébraux, souvent comparés à des coussins, sont des articulations spécialisées dont les deux principales fonctions sont de permettre aux vertèbres de bouger et d’amortir les forces de compression.

La mobilité des vertèbres est essentielle car elle assure la nutrition et la régénérescence des tissus articulaires (ex. disque et facettes postérieures). Leur intégrité repose donc sur un équilibre précaire entre l’usure normale et la régénération. Ainsi un stress mécanique soutenu ou un traumatisme pourrait rompre cet équilibre et entraîner la dégénérescence d’une articulation. Ce phénomène se traduit initialement par une réaction de perte de la mobilité. Cette restriction, une forme de blocage, se nomme une dysfonction vertébrale.

Figure 2 Structures discales

Les effets de la dysfonction sur le disque intervertébral sont assez bien connus. Elle provoque une compression continue du disque. Ce dernier est composé d’un noyau central gélatineux (N) et d’anneaux fibreux (A) sur le pourtour afin de résister, sous l’effet de la pression (P), la déformation ou le déplacement du noyau vers l’extérieur. Ainsi, peu importe le mouvement, le noyau peut se déformer sans réduire son volume et tout en demeurant au centre du disque. C’est un système pressurisé qui accomplit à merveille sa fonction d’amortisseur. Par contre, une compression (P) constante du noyau pourrait entraîner la formation de fissures (F) au travers des anneaux fibreux. Ce phénomène se retrouve chez près de 40% de la population souffrant de maux de dos chronique (persistant ou répétitif). Si cette dégénérescence se poursuit, des débris provenant entre autres du noyau pourront infiltrer la fissure, cheminer vers l’arrière et former une protrusion (hernie), causant une éventuelle compression ou irritation des fibres nerveuses adjacentes. Par ce mécanisme surgiront, par exemple, des douleurs et des engourdissements pouvant radier dans la fesse, la cuisse ou la jambe.

C’est ainsi que la dysfonction vertébrale participe à la formation de la hernie discale, une lésion d’origine mécanique. Le mécanisme est complexe. Par exemple, nous savons aujourd’hui que l’affaissement du disque hernié résulte d’une modification des protéines synthétisées par les cellules du disque en réponse à un stress continu. La nouvelle protéine retient moins d’eau et provoque par le fait même la déshydratation du disque. Cet affaissement se traduira par un transfert anormal du poids sur les facettes postérieures (non-illustrées) d’où leur dégénérescence concomitante.

Il est donc impératif de retrouver la mobilité des vertèbres dysfonctionnelles afin de contrôler le processus dégénératif. Autrement, la réhabilitation est impossible. En absence de déficits neurologique progressif et irréversible (< 10 %) l’intervention chiropratique est de première importance de par son action caractéristique sur de la mobilité articulaire afin de réduire le stress mécanique et de promouvoir le retour fonctionnel.

♦ Document rédigé et publication autorisée par le groupe