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La discopathie

et la discarthrose

 

Figure 1

Ce dit d’une condition qui affecte le disque intervertébral. La discopathie réfère essentiellement à la dégénérescence discale. Si on accuse souvent l’âge, elle provient plutôt des conséquences d’un dysfonctionnement dont les effets sont accentués par sa durée. L’ensemble des tissus du corps humain est conçu pour durer une vie entière, il serait surprenant que le disque fasse exception.

Le disque, situé entre les vertèbres, sert d’amortisseur. Il s’agit d’une articulation spécialisée munie d’un noyau gélatineux en son centre et d’une série de bandelettes sur son pourtour (Fig.1). Cette architecture remplit une fonction précise, celle de transformer les forces axiales en forces radiales.

Selon l’illustration, figure 2, le poids du corps exerce une pression vers le bas, dans l’axe vertébral (axial). L’aplatissement du noyau gélatineux (Fig.2A) qui devrait s’en suivre est contré par les bandelettes qui empêchent cette déformation (Fig. 2B). Ainsi la pression exprimée vers le bas est en partie convertie dans l’axe horizontal (radial). Cette réorientation de la pression illustre l’effet d’amortissement du disque intervertébral. Le disque est un tissu vivant. Les cellules qu’il contient, réagissent en fonction des différents stress mécaniques. Selon la circonstance, il ajuste la concentration d’eau, modifiant ainsi le volume du disque et par le fait même sa hauteur

Figure 2

Le blocage des articulations postérieures de la vertèbre (dysfonction vertébrale) provoque des contraintes mécaniques anormales. Le développement subséquent d’une instabilité peut être à l’origine de la dégénérescence du noyau discal et de la fissuration des bandelettes (ex. hernie). Cette condition susciterait, de la part de l’organisme, une réaction de consolidation : la discarthrose. Ainsi, un affaissement du disque (déshydratation) et une expansion osseuse (ostéophytes, becs de perroquet) peuvent être observés, suggérant un diagnostic de discopathie associée à un pincement, un amincissement ou à une hernie discale.

La régénérescence et le maintien de l’intégrité de ces structures sont dépendants de la mobilité vertébrale. Le contrôle du processus dégénératif discal est, du moins en partie, subordonné à la réhabilitation de la mobilité des facettes postérieures (dysfonction vertébrale). Dans ces conditions, un suivi correctif en chiropratique s’impose.

♦ Document rédigé et publication autorisée par le groupe